Pensez au renard. Imaginez-vous cet animal malicieux, attachant, rieur qui accompagnait les histoires de notre enfance ?
Si telle est sa réputation de nos jours, au cours de ce dernier siècle la vie du goupil n’a pas été celle d’un conte de fées. D’abord persécuté à cause de son étiquette de nuisible, Vulpes vulpes n’est pas au bout de ses peines. Entre 1968 et 1998, la rage déferle telle une vague sur l’espèce, notamment en France, et les méthodes mises en œuvre par les français pour essayer d’arrêter la propagation sont tout aussi barbares. C’est pourtant sans compter sur sa persévérance et sa résilience que ce petit animal à la fourrure flamboyante survit à cet épisode dramatique. Intelligent et rusé, il se cache, échappe au massacre, et aidé par une campagne de vaccination, se reconstruit.
De nos jours, bien des choses ont changé. Le regard que nous portons sur le renard roux a évolué. Ses modes de vie ont dû s’adapter à de nouvelles contraintes. Il n’est plus considéré seulement comme un nuisible mais d’autres enjeux restent à définir pour l’avenir de l’espèce.
Nicolas Baron - historien des animaux en France, spécialiste de la question de la santé animale et des animaux de la campagne - revient avec le format poche de son ouvrage Vivre en renard paru initialement dans la collection Mondes Sauvages chez Actes Sud en 2023. Au fil d’une réflexion poussée sur le statut de l’espèce vulpine, il nous propose une incursion dans le XXe siècle et le début du XXIe. Ici, il n’est pas question de raconter le renard à travers un prisme anthropocentrique, mais de se glisser sous sa peau pour mettre en lumière sa propre histoire.
Un essai précis et enrichi par une large documentation, qui nous livre le récit d’une véritable épopée, pas toujours facile mais passionnante, qui saura captiver les néophytes comme les amateurs du goupil : celle du renard à travers le siècle dernier.
À travers les témoignages éclairés de chercheurs, plongeurs et écologistes, il mêle avec habileté faits scientifiques, anecdotes et enjeux contemporains. L’ouvrage révèle à quel point la survie des requins est cruciale, non seulement pour la santé des océans, mais pour l’équilibre écologique de la planète tout entière.
En déconstruisant les idées reçues et en invitant à voir ces créatures sous un jour nouveau, loin des peurs et des clichés, ce livre devient un appel à la protection de ces animaux essentiels. Il s’impose comme une lecture incontournable pour tous ceux qui souhaitent comprendre les grands enjeux environnementaux actuels et prendre conscience de l’importance de préserver la nature.
Dans les années 80, Dian Fossey publie Gorilles dans la brume, un essai percutant qui plaide la cause des gorilles de l'Est, une espèce en danger vivant principalement dans les montagnes du Congo, de l'Ouganda et du Rwanda. Ses travaux ont permis, entre autres, de renforcer l’intérêt du public pour ces grands primates et fait prendre conscience au monde de l'importance de les protéger.
Dans son ouvrage Queen Kong, la primatologue Shelly Masi œuvre dans le même but. Depuis 25 ans, elle se consacre à l'observation des populations des gorilles de l'Ouest en République Centrafricaine et milite pour leur préservation. Son livre raconte comment elle s'est passionnée pour son sujet dès l'enfance, son premier séjour en Afrique au milieu de la jungle ou encore sa rencontre initiale, virulente, avec un dos argenté. Engagée depuis ses études dans un projet pionnier visant à habituer certaines tribus de gorilles à la présence humaine pour pouvoir les approcher et effectuer des analyses de terrain, elle décrit progressivement l'évolution de trois groupes principaux, les relations qui se tissent entre les singes, les naissances et les morts, les conflits avec d'autres groupes, les déplacements... Le tout fourmille d'informations intéressantes : les gorilles semblent savoir mentir, considérer les décès ou les blessures, et, dans le cas des femelles, s'éloignent largement des rôles stéréotypés que de nombreuses recherches antérieures ont voulu leur attribuer. Loin du modèle du dos argenté, dominant, violent et agressif, entouré de femelles soumises cantonnées à un rôle reproducteur, on est en réalité en face d'un schéma bien plus subtil et beaucoup plus équilibré. Les femelles luttent pour leur nourriture, ignorent parfois les appels du mâle ou s'opposent à lui, prennent la direction du groupe lors des déplacements vers la nourriture, choisissent leurs partenaires sexuels et surtout, sont capables de survivre entre elles si le dos argenté meurt et impose de rejoindre une autre famille. Ce sont-elles, les vraies reines de la jungle.
A la fois récit d'aventures et mine d'informations scientifiques, c'est un écrit riche et émouvant qui vient nous rappeler que nous avons encore le temps, et surtout le devoir, de sauver nos plus proches cousins et cousines !