Chargement...
Chargement...

Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Le livre idéal pour porter un regard neuf et critique sur les promesses du libéralisme moderne.
Amine Messal choisit une approche originale : critiquer le libéralisme au nom du libéralisme lui-même. Son point de départ : le libéralisme d'origine s'est construit contre l'arbitraire et les privilèges, avec une conception de la liberté indissociable d'un projet politique et institutionnel. Aujourd'hui, cette liberté s'est réduite à une seule dimension, le marché. Elle est devenue le moyen d'imposer la loi du plus riche et du plus fort. 

Chercheur en économie et ingénieur de formation, Amine Messal construit sa démonstration depuis l'intérieur même de la tradition libérale. Il ne rejette pas le libéralisme en bloc : il le confronte à ses propres textes fondateurs tels que Locke, Smith ou Tocqueville et montre comment le glissement s'est opéré.

Le tout est écrit avec une grande clarté, sans jargon, et réussit à rendre passionnants des sujets que l'on croit souvent réservés aux experts. Une lecture particulièrement utile aujourd'hui, alors que les idées libertariennes reviennent au cœur de l'actualité.
Erreur sur la marchandise : critique libérale du libéralisme
Chargement...
Un roman délicieux au goût de nostalgie
Nagara et sa fille Koichi tiennent un restaurant des plus particulier, il ne se distingue pas par leur haute gastronomie mais à leur capacité à trouver des recettes qui sont depuis longtemps égarées. Que ce soit des plats typiquement japonais ou plus occidental rien ne leur résiste !
Mais chaque plat est surtout un prétexte pour découvrir l’histoire qu’elle renferme. Ils permettent aussi de renouer avec un proche ou de se remémorer le souvenir d’une personne disparue avec délice.
Un roman qui ouvre l'appétit, attention il n’est pas comestible !
Le restaurant des recettes oubliées
Chargement...
Il y a tellement de façons de faire famille !
Nous le savons, il y a autant de familles... que de familles ! Chacune est différente, parfois nombreuse, parfois restreinte, quelque fois complètement masculine ou complètement féminine, souvent liée par le sang mais parfois par le cœur. Chacune est unique et il est bon de le montrer dès le plus jeune âge. Dans ce magnifique petit album, Camille Romanetto nous enchante en représentant des familles d'objets. Maman chaise, papa chaise et bébé tabouret. Des papas livres et leur bébé livre. Une maman théière et sa petite tasse. Pour conclure sur une adorable scène de pique-nique où nous retrouvons toutes ces familles. 
Depuis la parution de Une sieste, nous sommes absolument fans du travail de Camille Romanetto. Il se dégage de ses textes, comme de ses illustrations, une incroyable douceur assortie d'une touche de fantaisie particulièrement rafraîchissante. Une plongée dans un univers délicat non dénué d'humour qui rappelle tous nos jeux d'enfants. A partir de 18 mois.
Petites familles
Chargement...
Au fil d'un voyage introspectif à la croisée du récit intime et de la réflexion philosophique, la journaliste Marie Kock explore notre rapport à l'habitat.
Qu'est-ce qu'un lieu à soi ? Où éprouve-t-on la sensation d'être chez-soi ? Comment faire cohabiter aspirations individuelles et contraintes professionnelles, familiales, économiques, sociales et environnementales ? Est-ce une quête réservée aux privilégiés de la mobilité ? Que penser de cette société qui survalorise le mouvement et le déplacement, s'émerveillant devant les photographies de "van life" sur les réseaux sociaux, mais qui dans le même temps, ferme les yeux sur celles et ceux qui fuient leur pays, traversant la Méditerranée au péril de leur vie ?

Mêlant expérience personnelle et références littéraires, Marie Kock interroge notre sentiment d'appartenance à un lieu, notre lien à l'espace, à la propriété, et ce faisant, questionne notre relation à nous-mêmes et aux autres.

Un texte d'une grande profondeur, qui donne envie de mettre les voiles pour partir à la recherche de notre port d'attache idéal.
Après le virage, c'est chez moi
Chargement...
Profitez du printemps pour vous reconnecter à la nature.

Dans cet ouvrage, l'auteure nous entraîne sur différents sentiers : à travers les forêts et montagnes, au bord des rivières et ruisseaux, au milieu de vastes prairies, au sommet des falaises les plus vertigineuses, dans les parcs urbains, jusqu'aux cœur du silence des cimetières.

À travers ces excursions pédestres, l’autrice observe les relations entre la nature, la marche et le bien-être. 

Elle explore avec clarté et pédagogie les changements neurochimiques et biochimiques qui s'opèrent sur nous selon les paysages, sans jamais oublier de mentionner l'écosystème qui nous entoure, ainsi que l'impact de l'humain sur ce dernier.

Véritable ode à la marche, à la nature et au bien-être, additionnée d’un condensé de savoir sur la chimie du cerveau, ce livre explore les bienfaits insoupçonnés de ces paysages parfois atypiques et leurs effets sur notre santé mentale et physique.

L’autrice nous invite à poser un regard neuf sur les cartes postales qui s’offrent à nous, à en apprécier les bénéfices, et à préserver ces précieux sites.


Reconnue pour ses récits mêlant littérature, nature et réflexion personnelle, l'auteure a souvent été saluée par la critique pour sa sensibilité et sa capacité à allier témoignage, culture et science.

Et cet essai ne déroge pas à la règle ! Annabel Abbs étaye son sujet à l'aide d'environ 180 études sur les neurosciences, la psychologie environnementale ainsi que la biologie. 


Amateurs de marche, passionnés de balades, de sciences et curieux en tout genre, ce livre est une bouffée d’oxygène, une invitation irrésistible à ralentir, à observer, et, enfin, à reprendre pied.

Marche et reprends pied : forêts, montagnes, bords de mer... : ces paysages qui nous réconfortent
Chargement...
" Ce n'est pas là un de ces crimes nés dans la luxure qui provoque la curiosité malsaine des foules. C'est un crime né de la misère et du travail. On ne frappe pas, on ne châtie pas la misère : on l'absout ! "
En 1920, Marcel Muller, 18 ans, ouvrier-monteur en électricité, est affecté à la Compagnie générale d'électricité, usine de Vitry-sur-seine : il prend son poste parmi les laminoirs, presses, mélangeurs, les poussières et les vapeurs d'adjuvants. Huit jours plus tard, le laminoir (sur lequel il n'avait pas été formé, hélas), happe son bras droit, et en 15 tours, le désarticule et l'arrache.

Si elle ne la lui arrache pas, l'industrie lui vole aussi la tête : le choc psycho-somatique provoque chez lui bégaiement, tendance suicidaire, neurasthénie. Ce 25 mars 1920, le laminoir achève également de lui couper un demi salaire, sur lequel vivait sa mère, tombée malade et inapte à travailler. Après deux ans de convalescence et de souffrances quotidiennes, et s'il a été suivi par une clinique syndicale qui tentait de prendre en charge les travailleurs mutilés plongés dans la misère, Marcel Muller, se rend Rue de La Boétie, où M. Arnoux, chef de la Compagnie générale d'électricité, lui annonce placidement le montant de sa rente...

 Un montant de 3 francs 50/ jour, donc, pour Marcel et sa mère. Mais s'il ne lui reste plus qu'un bras, "il sait s'en servir"... Alors, le drame de la rue Boétie ? La vengeance de l'électricien ? Le crime du manchot ? La folie meurtrière du mutilé ?

Qu'en diront les journaux, et qu'en concluront la justice, les syndicats, l'opinion populaire ? A chemin entre l'enquête historique et la réflexion politique, l'Affaire Muller reconstitue le destin de Marcel Muller, figure du travailleur mutilé et de la terrible précarité dans laquelle étaient plongés les ouvriers de l'industrie dans l'entre deux guerres.

❤ Un petit livre juste et un habile travail d'archives, ou la question du corps, de sa mise au travail, de la misère sociale, et du soin, nous frappent en plein fouet par leur actualité. Cette affaire, tombée dans l'oubli, permet de nous questionner sur les ressorts de la violence, car la main qui tue, brise, broie est ici, aussi celle de l'industrie et du capitalisme. 
L'affaire Muller : politiser les corps brisés
Chargement...
Un texte qui incite à combattre la haine et l’oppression avec ce qui devrait être l’élément central de nos sociétés : l’amour.

“L’amour est ma religion et ma foi” Ibn Arabi


Créateur du podcast JINS, dédié aux thématiques du genre et de la sexualité au sein des communautés arabes et musulmanes, Jamal Ouazzani propose avec Amour un véritable hymne, que nous avons le plaisir de redécouvrir à l'occasion de sa parution au format poche. Partant de l'idée fondamentale de replacer l'Amour au centre de nos sociétés, cet essai engagé et intersectionnel dresse un état des lieux de l’Amour contemporain, tant en France que dans le monde musulman. À travers ce manifeste, l'auteur appelle à une révolution des esprits et des mœurs pour libérer nos liens, tout en soulignant que ce bouleversement collectif prend racine dans l'acceptation de soi, le self-love.

Naviguant entre vie sentimentale, sphère religieuse et intimité sexuelle, l’auteur déconstruit les mécanismes du patriarcat, de la domination et des violences conjugales pour mieux célébrer la liberté et la diversité des relations et des familles. Ce plaidoyer moderne s’appuie paradoxalement sur une lecture spirituelle profonde, où la sagesse du Coran et la poésie des hadiths viennent éclairer un message de tolérance. En invoquant la figure du Prophète, Jamal Ouazzani rappelle ainsi l'importance de l’accueil de l'autre. Fier de son héritage et porté par une langue arabe qui possède plus de cinquante nuances pour dire « je t'aime », il défend une religion de l'affection face aux interprétations puritaines. Il s'attache ainsi à briser les carcans normatifs qui, en verrouillant les corps et les désirs, ont trop longtemps emprisonné les femmes et les hommes loin de leur propre vérité.

 

Amour : révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane
Chargement...
Lorsqu'on pense aux femmes de l'époque médiévale, nous pensons tout de suite aux grandes figures telles que Jeanne d'Arc, Aliénor d'Aquitaine ou encore Christine de Pizan, mais elles ne rendent pas compte de la diversité des expériences féminines...
Justine Audebrand, docteure en histoire médiévale, qui travaille principalement sur la parenté et le genre, s'intéresse ici à la vie des femmes au Moyen Âge pour démontrer qu'elles ont pu faire preuve d'agentivité. L'historienne déconstruit alors cette vision de la femme médiévale passive, dominée dans une société patriarcale et apporte une vision plus nuancée. Elles ont pu autant gérer des biens, qu'exercer une autorité domestique ou même une influence politique.

Son travail porte sur une période moins connue du grand public : le haut Moyen Âge, entre le VIe et le XIe siècle. Cerner le mode de vie des femmes sur cette période est d'une grande complexité et donc d'une grande diversité due aux perpétuelles évolutions du territoire face aux différentes influences. La place des femmes évolue énormément durant cette période ; le droit romain, le christianisme, l'émergence de la société féodale apportent de nombreuses transformations sociales, juridiques et culturelles. D'une plume précise et vivante, l'historienne décrypte ces pratiques : les gestes, les croyances et les contraintes qui ont pu façonner leur quotidien.

Justine Audebrand rappelle qu'une vie de femme médiévale varie en fonction de son statut, on ne peut donc parler de "condition féminine" unique. Elles étaient quand même actives dans l'économie, dans la production de savoir et surtout au sein du foyer. L'historienne nous invite donc à découvrir une période de l'histoire médiévale plus riche et dynamique qu'on ne le pense, dans laquelle les femmes n'étaient nullement invisibles ou impuissantes !
La vie des femmes au Moyen Age : une autre histoire VIe-XIe siècle
Chargement...
Un portrait familial d’une grande tendresse
Pour comprendre son histoire, il faut d’abord connaître celle de sa famille ; c’est avec cette intention que l’auteur revient sur la vie de ces aïeux, sur ceux qu’il a connus mais aussi ceux qu’il n’a jamais rencontrés. Toujours raconté avec une telle intimité qu’on se demanderait presque si l’auteur n’a pas remonté le temps pour les rencontrer.
Un roman envoûtant.
La colline qui travaille
Chargement...
L'histoire d'Elisabeth Naïm Khan, la première femme française a œuvrer pour le droit des femmes afghanes.
1926, Saint-Malo, Elisabeth rencontre Naïm, un prince afghan venu en France pour ses études, ils tombent sous le charme l’un de l’autre. Après leur mariage et la naissance de leur fils Hakim, elle le suit à Kaboul où elle pense vivre un rêve oriental. Mais elle déchante finalement très vite en découvrant qu’elle va devoir vivre recluse suite à l’abdication du roi progressiste Amanullah Khan. Son irrépressible envie de faire changer les choses et sa soif de résistance l’emmèneront bien plus loin que le pas de sa porte…
Charlotte Erlih rend hommage à Elisabeth Naïm Khan, la première française à épouser un prince afghan et à œuvrer pour le droit des femmes en Afghanistan. Un roman qui alterne entre le point de vue d’Elisabeth et celui de la narratrice qui fait la promesse au petit-fils de cette dernière de raconter son histoire. Un roman nécessaire et sous fond de révolte qui nous donne à voir une facette de l’histoire de l’Afghanistan. Une pépite !
Embrasser Kaboul
Chargement...
C'est intrigant, c'est glaçant, c'est brillant !
Au lendemain de la première guerre mondiale, le docteur Pierce accueille un nouveau patient dans son asile des abords d'Edimbourg. Psychiatre aux méthodes douces souhaitant théoriser l'hypnose, il se passionne pour ce cas, qui arrive d'un phare mystérieux de Patagonie et dont il récupère un journal de bord halluciné.

Entre roman d'atmosphère, jeu littéraire, jeu de miroirs et mise en abyme, Diego Muzzio propose un premier récit troublant, à la forme saisissante et presque insaisissable, qui nous fait voyager entre l'Ecosse et l'Argentine et aborde avec finesse la question du traumatisme de guerre.
L'oeil de Goliath
Chargement...
“Ces centaures livrent combat à la vitesse, se jettent dans des courses contre les avions, les trains, et entre automobiles.”

Les fous du volant, c’est une série de 69 portraits, oui, mais pas seulement. C’est une aventure, une plongée dans l’histoire de l’automobile à travers les hommes et les femmes qui ont marqué son histoire. On parle ici de pilotes et d’ingénieurs bien sûr, mais aussi d’écrivains, d’artistes, d’acteurs, de réalisateurs ou encore de rois et de criminels. Au fil des pages, Ayrton Senna côtoie ainsi Léopold III, Steve McQueen ou encore Blaise Cendrars.

Chacune de ces personnes a influencé le milieu de l’automobile à sa manière pour y laisser sa marque. C’est une histoire haute en couleur et tout sauf linéaire que nous présente Robert Puyal. Une manière de découvrir ou de redécouvrir ces personnalités singulières sous le prisme de leur passion commune : l’automobile.

Les fous du volant : vie et destin des passionnés de l'automobile
Chargement...
1 ...