L’histoire de la famille Larkin s’étend sur toute la seconde moitié du vingtième siècle et traverse une grande partie des Etats-Unis. Myra Lee, Fiona, Lexy et Alec quittent tous, chacun à leur tour, le nid familial à la recherche d’une nouvelle vie. Chacune de leur trajectoire est marquée par une horreur discrète, qui ne se montre jamais tout à fait.
Dans un récit à la construction efficace et ciselée, Adam Rapp propose une nouvelle approche du thème du serial killer. La mort n’est jamais le sujet principal du roman et pourtant on l’attend derrière chaque page. Il décrit une violence qui s’insinue petit à petit dans le cœur de ses personnages. Celle-ci s’exprime différemment chez chacun des membres de la famille Larkin : certains arrivent à la contrôler et d’autres non.
Par moments, le mal omniprésent laisse sa place à quelques instants de tendresse familiale, mais il ne disparaît jamais vraiment.