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Une étude du processus d'individuation à travers les aléas de la différence et de l'altérité médité par J. Duns Scot au XIIIe siècle et mis à l'épreuve de la poésie, par F. Villon, deux siècles plus tard. ©Electre 2025
La pensée n'est pas seulement discursive, malgré les apparences, ni seulement programmatique. Elle est aussi digressive, vicinale. Digressive, c'est-à-dire qu'étymologiquement parlant, elle s'écarte de son propre chemin. C'est sa façon pour elle d'explorer l'inconnu.
Pourquoi suis-je ceci plutôt que cela ? se demandent Jean Duns Scot et François Villon. C'est aussi la question que posent les enfants. Ils entrent en croisade pour obtenir une réponse qui ne viendra jamais. C'est aussi la question du processus d'individuation.
C'est un problème de fond : il faut distinguer les concepts de différence et d'altérité et montrer que, bien qu'habituellement nous les confondions, ils s'excluent. Dans la théologie scotiste, Dieu est la différence en soi, absolue, infinie, originelle. Cette différence ne suppose donc aucune altérité puisque ce Dieu ne saurait être autre que ce qu'il est. Mais dans la poésie, qui accompagne et dédouble la théologie au fil du temps, il en va justement tout autrement : l'altérité poétique, notamment chez Villon, exclut la différence théologique scotiste.
Le processus d'individuation, à travers les aléas de la différence et de l'altérité, a été médité au XIIIe siècle par un théologien et philosophe écossais, Jean Duns Scot. Il a été mis à l'épreuve de la poésie par François Villon deux siècles plus tard. Ainsi se brode, dans ses grandes lignes, notre motif. Au centre de ce motif nous retrouvons très souvent la figure d'Aristote et l'extraordinaire idée du syllogisme qui la hante.
De cette confrontation entre le théologien et le poète surgit la tension productive entre deux visions du monde ; l'une théiste, l'autre athée, l'une et l'autre sporadiquement entrelacées. Comme les deux visions se disent d'une création ex nihilo, il était inévitable qu'elles fussent au nouage d'une réflexion sur la complicité nihiliste entre la théologie et la poésie.
Depuis cette complicité, il nous reviendrait peut-être aujourd'hui, comme épreuve cruciale, à penser un monde sans Dieu et sans la pseudo idée du Néant.
Derniers ouvrages parus : «Nerval ou la mort d'Andros», «Deleuze, Derrida, du danger de penser», «Nietzsche, de l'humour à l'éternel retour», aux éditions de La Différence. «Lucrèce, de l'altérité ou la mort immortelle», aux éditions Clinamen, à Genève & «De la partialité - Traité sur la perception littéraire», aux éditions du Littéraire.
Accompagné d'un dessin original de Marc Ferroud.
Paru le : 18/04/2016
Thématique : Textes des Philosophes
Auteur(s) : Auteur : Philippe Sergeant
Éditeur(s) :
Ed. du littéraire
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Illustrateur : Marc Ferroud
Série(s) : Non précisé.
ISBN : 978-2-919318-35-3
EAN13 : 9782919318353
Reliure : Broché
Pages : 234
Hauteur: 22.0 cm / Largeur 14.0 cm
Épaisseur: 1.8 cm
Poids: 350 g